Marie Jaëll

1846-1925 († 78.4 ans)
France
Moderne

Marie Jaëll

Marie Jaëll (née Trautmann) le 17 août 1846 à Steinseltz, au nord de l'Alsace et morte le 4 février 1925 à Paris 16ème est une pianiste, compositrice et pédagogue française.

Enfant prodige, elle bénéficia d'une formation musicale tout d'abord en Allemagne, de par la proximité alsacienne, puis au Conservatoire de Paris où elle obtint brillamment le Premier prix en 1862, après seulement quatre mois de cours.

En 1866, elle épousa Alfred Jaëll (1832-1882), pianiste virtuose de réputation européenne. Il a un vaste réseau de relations: Brahms, Liszt, Rubinstein.
Dans leur appartement, les deux époux tiennent salon dans lequel se presse le "tout Paris".

Marie Jaëll prend des leçons de compositions avec César Franck et Camille Saint-Saëns.

Par amour, Alfred refuse le poste, très enviable, de directeur de l'école de musique de Leipzig.
Les relations diplomatiques entre la France et l'Allemagne sont tendues à la suite de la défaite française de 1870. Il la laissa veuve à 35 ans, des suites d'un diabète.


Marie est également connue comme pianiste virtuose, mais c'est la composition qui la passionne. Saint-Saëns écrit «Mme Marie Jaëll ne veut plus que l’on parle de son talent de pianiste. Elle en est rassasiée et ne vise qu’à la haute composition. Ses premiers essais ont été tumultueux, excessifs, quelque chose comme l’irruption d’un torrent dévastateur». Elle est adulée de son vivant avec des concerts mémorables qu'elle a donné. Ainsi, elle interprète l'intégrale des œuvres pour pianos de Liszt, l'intégrale des sonates de Beethoven et des sonates de Schumann.

Compositrice reconnue et appréciée, Marie Jaëll se consacra aussi de manière originale à l'étude de la technique pianistique : elle se livra à une analyse très poussée du toucher. En 1896, elle publie, la musique et la psychophilologie.

Mettant à contribution les outils que les sciences neuro-psychologiques qui se développaient à l'époque lui offraient, elle mena des recherches très précises pour connaître le potentiel de la main humaine, mettant à profit l'aide du Dr Charles Féré, médecin physiologiste à l'hôpital Bicêtre à Paris. Mettant l'accent sur l'importance du développement des facultés mentales et des capacités auditives et visuelles du musicien, elle proposa une méthode d'enseignement du piano toujours pratiquée : Le toucher : enseignement du piano basé sur la physiologie (1899). Elle a laissé près d'une dizaine d'ouvrages qui précisent et détaillent sa pensée.


«Concerto pour Violoncelle»
1er Mvt

Source: Wikipédia