Iannis Xenakis

1922-2001 († 78.6 ans)
Roumanie (EU) ➜ Ile_de_France (FR75)
Compositeur

Iannis Xenakis

Iannis Xenakis (ou Yannis Xenakis) né le 29 mai 1922 à Brăila en Roumanie et mort le 4 février 2001 à Paris 9ème.
C'est un compositeur, architecte et ingénieur d'origine grecque, naturalisé français, marié à la femme de lettres Françoise Xenakis.

Il est architecte et collabore, au sein de l'atelier de «Le Corbusier», à la création du «Pavillon Philips» de l'exposition universelle de Bruxelles de 1958, maintenant détruit.

Il est le premier Européen à utiliser un ordinateur pour composer de la musique et il a créé la musique stochastique.

Source: Wikipédia   


En 1932, son père l'envoie en Grèce où le jeune Xenakis fréquente d'abord le collège gréco-anglais de l'île de Spetses avant de partir pour la capitale, où il intègre la classe préparatoire au concours d’entrée au Polytechnio (l’École polytechnique d'Athènes).

Le 28 octobre 1940, le jour de la rentrée à l’École polytechnique, les troupes de Mussolini envahissent la Grèce et l’École est contrainte de cesser ses activités, qu'elle ne reprend que sporadiquement.
L'invasion italienne puis allemande du pays l'entraîne dans la résistance, d'abord à droite, puis dans les rangs communistes. Plusieurs fois emprisonné, il lit avidement Platon, Marx et Lénine.

En 1944, la Grèce connaît la guerre civile, Xenakis poursuit le combat auprès de ses camarades communistes, contre les royalistes soutenus par les Anglais

Il commande alors la compagnie Lord Byron. Le 1er janvier 1945, il reçoit en plein visage un éclat d'obus anglais, qui blesse également deux de ses camarades.
Laissé pour mort, il est conduit par son père à l'hôpital, où il demeure, trois mois durant, entre la vie et la mort. Sa mâchoire est défoncée, la partie gauche de son visage en reste durablement marquée.
Il est également privé de l'usage de son œil gauche. Marqué dans sa chair, dans ses perceptions et dans son intellect, il dira plus tard :
«Comme mes sens sont réduits de moitié, c'est comme si je me trouvais dans un puits, et qu'il me fallait appréhender l'extérieur à travers un trou […]
J'ai été obligé de réfléchir plus que de sentir. Donc je suis arrivé à des notions beaucoup plus abstraites.»

En mars, il quitte l'hôpital, reprend ses études, sans pour autant abandonner la lutte politique clandestine, ce qui lui vaut plusieurs séjours en prison.

En Grèce, où son père et ses frères sont arrêtés et incarcérés, il est condamné à mort par contumace pour terrorisme politique. Il se réfugie en France en 1947.
En 1974, il est amnistié par le gouvernement grec et revient dans son pays après 27 ans d'exil.