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10 morceaux de Serge Gainsbourg inspirés du classique«J’aime la grande musique, moi je fais de la petite musique, de la musiquette, un art mineur, donc, j’emprunte.» Serge GainsbourgSerge Gainsbourg
a eu dès son plus jeune âge un rapport très particulier avec le répertoire classique qu’il exploita tout au long de sa carrière.
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Pour écrire «Poupée de Cire poupée de son» interprété par France Gall lors de l’Eurovision en 1965, Gainsbourg s’est inspiré du 4ème Mvt de la sonate pour piano n°1 de Beethoven. Il faut aller à 00:28 pour y repérer l'emprunt.
Ici c’est l'air chanté par Gainsbourg qui reprend la mélodie de la Sonate pour piano n°23 op 57 de Beethoven.
Cette fois c’est le 3e mouvement de la Symphonie n°3 de Johannes Brahms qui vient introduire Baby Alone in Babylone interprété par la plus grande muse du chanteur, Jane Birkin.
Plus difficile à percevoir cette fois, Lemon Incest parue en 1984, véritable hymne passionnel entre Gainsbourg et sa fille Charlotte, reprend la mélodie de l’Etude n°3 op.10.
Ce sont les notes de l’Etude n°9 op.10 en fa mineur de Frédéric Chopin qui viennent accompagner la voix de Jane Birkin ou celle de Catherine Deneuve, selon la version, dans «Dépression au-dessus du jardin». Gainsbourg utilisa cette chanson en version instrumentale dans la bande originale de son film «Charlotte for Ever».
Jane B., chanson écrite par Gainsbourg pour le premier album de Jane Birkin sorti en 1969, reprend de façon ingénieuse le Prélude n°4 op.28 de Frédéric Chopin.
Dès les premières notes on reconnaîtra l’Andantino de Aram Khatchatourian qui vient poser les bases de ce duo père/fille du film «Charlotte for Ever» sorti en 1986.
Initials B.B. : «Après notre séparation, il m’écrivit la plus belle déclaration d’amour qu’un homme m’ait jamais faite.» expliquait Bardot en 2011. Rendez-vous à 04:25 pour repérer l'inspiration.
Et le moins évident pour la fin ! Interprété dans le film Le Pacha de 1968 dans lequel Gainsbourg apparaît dans son propre rôle, le Requiem pour un con reprend le dernier mouvement de la symphonie n°9 de Antonin Dvorák. C'est la mélodie chantée par Gainsbourg qui reprend les premières notes du final de la symphonie de Dvorák.
Ce titre, encore une fois écrit pour Jane Birkin, se base sur le Chant de Solveig de Edvard Grieg dont on retrouve l'orchestration et la mélodie du chant.